On méprise un peu le peintre de portraits mondains, même si quelques grands noms se sont rompus à l'exercice.

Il ne s'agit pas dans ces portraits d'exprimer une subjectivité propre devant un modèle, ni de laisser transparaître une vérité de la personne, mais au contraire, le peintre doit montrer "une technique " respectable qui contente le goût bourgeois et reflète l'image sociale, la position, l'élégance et la beauté que s'imagine posséder le commanditaire du tableau.

Ce sont des peintures idéalisées où l'on choisissait une robe de couturier, une pose élégante, et le décor dans lequel le peintre allait vous poser. Pourtant si on accepte ses "à priori", notre frivolité et notre snobisme ont fait le reste et nous avons beaucoup apprécié l'expo "Braïtou Sala" à la"piscine de Roubaix

 

 

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Bel autoportrait, en élégant, aux courses.

 

C'est dans le portrait des enfants que Braïtou Sala semble avoir le plus de liberté. L'enjeu social est moins important. Il saisit alors une vérité plus objective de l'enfance par l'instantanéité des poses et la fraîcheur des regards.

 

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Mais quand il représente le couple mère-enfants, image sociale idyllique de la famille, le formalisme redevient prépondérant et comme pour les madones du quattrocento, c'est un paysage presque onirique qui se déploie en arrière plan

 

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C'est dans ces portraits de femme qu' Albert Braïtou Sala montre son art de peindre la raideur, la souplesse, la matière des tissus, la moire du satin, la brillance de la soie, la matité des cotonnades, la transparence .

Le modèle est presque occulté par la somptuosité du vêtement. 

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Un coup de coeur pour la composition et les couleurs de cette danseuse endormie.....

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Ce peintre de la vie mondaine, juif tunisien né à La Goulette aura une partie de sa famille décimée dans les camps nazis lors de la seconde guerre mondiale.

 

 

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Après une telle expo, il nous fallait un électrochoc, nous sommes donc allées déjeuner au Bloempot où les beaux serveurs tatoués jusqu'aux coudes, rasés ou franchement barbus nous ont servi une excellente cuisine d'un bon rapport qualité prix, ce qui nous a nullement empêcher de finir par un merveilleux, rue de la monnaie et par 4 éclairs (aussi beaux que bons, un chou tendre et pas cartonneux, une crème légère, une mince couche de fondant.) de chez Eclairs Emois pour le goûter (nous finirons par n'avoir plus aucun espoir de rentrer dans les merveilleuses robes de Braïtou Sala.... tant pis!).

 

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