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Tout à la fin, je respire à fond et je bascule.

Créature élémentaire, protozoaire, anémone de mer, je flotte entre deux eaux, déployée, calme.

Quand l’air vient à manquer, mes poumons sont plats comme des feuilles, une brulure irradie dans ma cage thoracique, je ne sais plus vraiment où je suis, des reflets et des irisations me rendent incapable de savoir où est le fond, où est la surface.

Au point extrême, pas d’angoisse juste une impression confuse que des branchies se creusent sur mon cou et me donnent une nature de poisson. Si le corps n’avait un ultime sursaut, un ultime instinct de s’accrocher à sa vie terrestre, je serais une limande grise, une sardine brillante ou une sirène.

 

 

Un clin d'oeil aux pensées aquatiques de Marie

 

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