La semaine des 4 jeudis

22.11.14

Autour du divin marquis

 

 

"Combien de fois, sacredieu, n'ai-je pas désiré qu'on pût attaquer le soleil, en priver l'univers, ou s'en servir pour embraser le monde?"

La pénombre de l'expo Sade à Orsay n'est pas fortuite , nous pénétrons de salles en salles dans les ténèbres de sa prison, de son âme, de sa pensée et de l'interdit. Il est d'ailleurs paradoxal que cet auteur sulfureux, longtemps confiné à l'enfer des bibliothèques puisse faire l'objet d'un accrochage aussi exposé

C'est donc l'écho de l'univers de Sade dans le cinéma, la peinture, la sculpture et la photographie que nous sommes invités à explorer. Le parcours est très bien construit et les oeuvres, éprouvantes à souhait.

Emile Signol "Folie de la fiancé de Lammermoor"

 

 

On découvre Sade philosophe des lumières professant un athéisme radical et provocateur, reniant toute autorité morale et sociale. Pour lui, la seule loi, c'est la loi du désir, non pas un désir partagé mais un désir individuel, primitif et dominateur qui porte en lui une pleine justification de férocité puisqu'il est pour Sade, instinct de nature.

"La cruauté n'est autre que l'énergie de l'homme que la civilisation n'a pas encore corrompue"

Ce sont,  bien évidemment, la violence et la cruauté de ce désir brut qui vont  inspirer des artistes de toutes écoles (symboliste, romantique, surréaliste, cubiste, art brut) . Ils s'appliqueront, alors, à montrer, par la liberté de l'acte créatif,  la transgression des interdits fondamentaux, le sacrilège, le sexe, la mort.

E. Munch "Le désir"

Goya, "cannibales contemplant des restes humains"

 

Alfred Kubin

 

 

Pourtant, il me semble qu'il est un peu facile d'attribuer à Sade la libération de l'émergence du désir dans la psyché humaine. Les mythes antiques ont avant lui balayé la férocité, la domination et le pouvoir de ce désir. Il suffit de relire l'histoire des Atrides, ou d'Oedipe.

On peut, alors,  se demander si Delacroix ou Moreau peignant Médée furieuse" ou "Jupiter et Séléné" relèvent vraiment d'une lecture des obsessions de Sade

E.Delacroix "Médée furieuse"

 

G. Moreau "Jupiter et Séléné"

 

Il existe également un paradoxe à montrer ce qui était destiné justement à ne pas être montré ( photos ou illustrations pornographiques) dévoyant, par là, le sens profond de la transgression et reléguant le spectateur à sa propre caricature c'est à dire un voyeur. 

Il n'est jamais exploré non plus ce qui fait, à mon sens, la spécificité de Sade, sa graphomanie, son esprit de système et sa compulsion obsessionnelle relevant au mieux de l'enfermement au pire d'une maladie mentale (Il note soigneusement le nombre de ses masturbations, par exemple).

 

J.H. Fragonard "Les curieuses"

 

 

Dans cette expo, riche en oeuvres, j'ai  été  conquise par la beauté des regards oniriques ou cauchemardesques de certaines illustrations qui offre une vision  métaphorique intéressante et troublée par certaines autres  comme celles d'Hans Bellmer, à mon sens, le plus "sadien" des artistes présentés

Marguerite Burnat Provins "La confiance"

 

Marguerite Burnat Provins "Anthor et l'oiseau noir"

 

Valentine Hugo "Rêve du 21 décembre"

 

En conclusion, c'est une expo très riche dans la proposition des oeuvres et passionnante parce qu'elle oblige à un questionnement, de l'oeuvre, de la société, de la censure et de soi même. La muséographie est fluide et intelligente.

Il n'est jamais proposé de jugement moral, au plus un jugement esthétique, nous sommes dans un musée. Cependant peut on rester dans cette neutralité quand on lit Sade ou pénètre son univers, quand, la relation humaine n'est qu'un rapport de force, quand, guidé par un désir archaïque et destructeur, il réduit l'autre à un état d'objet de satisfaction, déstructurant, désarticulant le corps et niant son humanité?

Avec Sade "la chair est triste"

mais

"Tout le bonheur de l'homme est dans l'imagination"

Quel soulagement!

 

 

"Sade, attaquer le soleil" Musée d'Orsay jusqu'au 25 janvier 2015

 

 

 

 #je dis

 

 

 

 

 

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21.11.14

Etre la fille du tableau #6 celle qui se promène sur un poisson volant

 

Résultats Google Recherche d'images correspondant à http://www.galerie-creation.com/hieronymus-bosch-la-tentation-de-st-antoine-panneau-droi...

Me promener dans le ciel sur un poisson volant,

laisser ma fiesta au parking, enfourcher la monture aux écailles lisses,

attraper les nuages et un paquet d'étoiles, secouer les oreillers de brumes,

ignorer mon guide, prier pour qu'il ne se retourne pas,

faire signe à St Antoine: "Je suis au ciel, je suis au ciel"

Et dans un dernier looping, plonger dans la mer, éteindre le feu qui crépite

Je suis au fond, tout au fond

Mon dieu, ai je cédé à la tentation?

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19.11.14

The Parisianer, les couvertures d'un magazine imaginaire

 

 

Avant, il fallait s'assoir chez Joe, dans la partie ouest de Manhattan, au 141 Waverly place et prendre son café en feuilletant  " The NewYorker".Aujourd'hui on s'installe au café de flore à l'angle du boulevard Saint- Germain et de la rue Saint Benoit et on feuillette "The Parisianer"

 

 

 

 

Chez Gertrud

 

Julien Couty

 

 

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Lisa Zordan

Une de mes préférées

 

Photo Malika Favre 

Malika Fabre

 

 

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Annabelle Buxton

Une autre de mes préférées

 

 

Jean Jullien

 

 

 

Antoine Doré

 

 

 Pierre Emmanuel Lyet

 

 

 

Aude Picault

 

"1 livre, 127 illustrations, 45 jolies filles, 15 tasses de café, 31 pigeons, 62 touristes japonais, 4 bureaux de tabac, 1 ventilateur, 57 bouquets de fleurs, 3 bateaux-mouches, 13 lampadaires, 6 taxis, 41 chiens, 1 contrebasse, 103 manifestants, 19 amoureux, 5 petites culottes, 65 journaux, 13 verres de vin, 56 parapluies, 19 flics, 25 graffitis, 9 hipsters, 1 femme à barbe, 35 paires de lunettes de soleil, 17 paires de seins, 5 selfies, 1 pervenche, 6 travelos, 32 dépressifs, 41 sourires, 2 ambulances, 1 peau de banane,
1 ville, Paris!"

 Des illustrateurs ont été conviés pour faire les unes de ce magazine fictif. Ils ont exposé leurs dessins à l'hotel de ville de Paris cet été, on vient de rééditer leurs illustrations. Un véritable bonheur à feuilleter!

 

#jedi

 

 

 

 

 

 

 

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17.11.14

Le défi culinaire du dimanche #6

Pavlova aux fruits exotiques

 

Défi culinaire, le mot était un peu fort pour cette pavlova! Quoi que...

 

Après une semaine en Guadeloupe lors des vacances de Toussaint j'avais besoin de prolonger les vacances dans ma cuisine. J'ai commencé par les ti punchs, les rhums arrangés et les verres de vieux rhums mais mon entourage, s'inquiétant de me voir sombrer dans l'accoutumance, a freiné mes ardeurs. Ni une ni deux, j'ai reporté mon addiction sur les fruits exotiques et mon dessert du dimanche était tout trouvé.

 

pavlova

Meringue aux zestes de citron vert.

Pour 3 meringues:

-60 gr de blancs d'oeuf

-120 gr de sucre en poudre (je n'aime pas le sucre glace...)

- le zeste d'un citron vert bio.

 

Séparer les oeufs 24h à l'avance.
Préchauffez le four à 100°
Battre les blancs (conservés au frais puis ramenés à température ambiante). Quand ils commençent à mousser ajouter un tiers du sucre. Ajouter le deuxième tiers quand ils commençent à monter en neige et le dernier tiers à la fin, avec les zestes, pour serrer les blancs.

Mettre les blancs dans une poche à douille et former les meringues en surélevant les bords (ce qui permettra à la crème fouettée de ne pas se sauver au moment du dressage). Cuire environ 1h30 normalement mais je ne suis pas tout à fait satisfaite de la cuisson de ma meringue que j'ai trouvée un peu dure.

 Fouetter en chantilly de la crème fleurette avec un peu de sucre vanillé.

Ne reste plus qu'à ajouter par dessus des fruits exotiques. J'y ai ajouté des cubes de gelée de fruits de la passion (recette ici ). Il faudrait gélifier davantage la gelée pour que celle-ci ne se défasse pas au milieu des fruits coupés.

 

# Jedi

 

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16.11.14

Melchior, Gaspard, Balthazar

 

 

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Ce n'est pas vraiment le moment de les voir arriver mais j'ai fait trois rois mages lumineux.

J'ai pris trois bouteilles que j'ai monté en ligne. Couronne, chapeaux et accessoires ont été récupérés sur de vieux luminaires. Dans la première pour cacher l'ampoule, une éponge métallique à vaisselle (emprunté sous l'évier pendant que mon surmoi fée du logis avait le dos tourné), dans la deuxième de l'isolant ignifugé (volé dans un des greniers quand mon mari avait le dos tourné), dans la troisième du verre cassé (cassé avec un marteau dans un chiffon pendant que les enfants avaient le dos tourné) et des billes. J'ai préféré utiliser des ampoules à four qui supportent la chaleur....

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Melchior

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Gaspard

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Balthazar

 

#je dis

 

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13.11.14

Asa nisi masa

 

 

   

 

 

Nous avons emmené nos enfants voir la dernière création de José Montalvo "Asa nisi masa"à la MACU.....

Depuis que nous avons découvert "Le jardin de Io io ito", nous sommes des inconditionnelles des chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu. Loin du codage étroit et nunuche de la danse classique et de ses danseuses androgynes avec les cheveux tellement tirés qu'ils servent de lifting, chez Montalvo/Hervieu, c'est la vie et la joie d'exister et de danser qui s'expriment dans le mouvement. Ces deux chorégraphes refusent de se prendre au sérieux ou tout du moins de prendre au sérieux les limites conventionnelles de la danse. Alors, une formidable énergie se dégage de leurs créations où tous les types de danses sont mélés, du classique au hip hop du flamenco au contemporain ou à la danse africaine. Cette mixité chorégraphique où les corps des danseurs reflètent la diversité de tous les corps et de toutes les origines, est renforcée par la projection numérique d'images en fond de scène avec lesquelles les danseurs interagissent. Ces projections poétiques et souvent humoristiques donnent un ton loufoque, fantaisiste et surréaliste au spectacle où tout peut arriver, du danseur sapin de Noël qui clignote à une grand mère qui esquisse un petit pas de danse, d'une chevauchée de chevaux gonflables à des gens blottis dans les nuages ou à un éléphant qui fait de l'équilibre. Quelques fois, les danseurs chantent, quelques fois, ils crient ou parlent, s'interpellent ou interpellent la salle. Ce télescopage de style est jubilatoire.

 

 

 

 

 

 

Asa nisi masa (Il était une fois) n'est signé que de José Montalvo mais il est dans la ligne de leurs précédentes créations.

Il s'adresse ici à des enfants et propose de petits contes chorégraphiques. Sur l'écran, tendu en fond de scène, défile toute une arche de Noé avec laquelle les danseurs vont dialoguer. Ce bestiaire inspire leurs gestes et danseurs et animaux agissent en miroir et du même coup nourrissent notre imaginaire, tel le rêve d'un paradis où l'homme et l'animal seraient en harmonie.  C'est coloré, joyeux, féérique et plein d'un dynamisme fantaisiste.

Le chorégraphe voulait créer un spectacle où l’on puisse « chanter, danser parfois, rire souvent » Mission accomplie, les enfants ont beaucoup aimé.....

 

Asa Nisi Masa - José Montalvo

 

Avec Montalvo, on a des fourmis dans les jambes, on veut tous aller danfer ("On danfe"(f =écriture archaïque du s de danse) en 2004, sur une musique de Rameau.... le plus jubilatoire. )

 

 

 

 

 

 

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10.11.14

Confusions du genre....

 

 

N’est-il pas étrange que nous ne sachions pas qui nous sommes? Je veux dire que nous en savons si peu sur nous-même, c’est choquant. Nous nous racontons une histoire et nous y croyons tout du long, et puis il s’avère que ce n’est pas la bonne histoire, ce qui signifie que nous avons vécu une vie qui n’est pas la bonne. »

Harriet Burden à la mort de son mari, galériste new yorkais, persuadée que le fait d'être une femme l'empêche d'accéder à une reconnaissance dans le monde de l'art va utiliser un subterfuge en utilisant trois "prête-nom" masculins pour présenter ses oeuvres .

"Toutes les entreprises intellectuelles et artistiques, plaisanteries, ironies et parodies comprises, reçoivent un meilleur accueil dans l'esprit de la foule lorsque la foule sait qu'elle peut, derrière l'oeuvre ou le canular grandioses, distinguer quelque part une queue et une paire de couilles"

Si les deux premières expériences prouvent bien le sexisme du monde de l'art, la troisième, un travail sur les masques va être réellement déstabilisant pour elle.

C'est une biographie déconstruite d'Harriet Burden que nous donne Siri Hustvedt, une biographie morcelée par les regards de témoins différents, ses enfants ou sa psychanalyste par exemple, et par le journal qu'Harriet aurait tenu. La construction est intelligente puisqu'elle confronte différents points de vue sur la personnalité paradoxale et tourmentée d'Harriet. Les milieux artistiques, visiblement bien connus de l'auteur sont décrits avec une cruauté salutaire.

Ce n'est pas un livre facile mais il faut se laisser prendre et l'on est passionné par la richesse et la finesse de l'écriture de Siri Hustvedt. Son personnage qui fait de ses névroses des oeuvres artistiques est complexe donc parfaitement humain. L'auteur a déjà traité cette relation entre art et vie/névroses/ passé/ inconscient dans notamment:"Tout ce que j'aimais" et "Elégie pour un américain" deux romans d'un abord un peu plus facile. Ce livre m'a également fait penser à un roman d'Alison Lurie: "La vérité sur Lorin Jones", un peu daté mais très intéressant.

 

 

 

J'ai lu aussi "Le suicide Français" d'Eric Zemmour

Tout le monde m'a dit :" mais tu le trouves de mauvaise foi, arrogant,  intolérant, sexiste, incohérent, simpliste etc....Pourquoi vas tu le lire ?

Je voulais comprendre pourquoi il fascine autant de lecteurs (plus de 450000 exemplaires vendus).... Facile... chez lui le sens de la formule remplace le raisonnement et il est plus rassurant de se répéter une phrase incisive et caricaturale pour clore une discussion plutôt que d'accepter le doute, d'essayer de comprendre et de tenter des solutions.

C'est un polémiste qui adore agiter le chiffon rouge et donner des réponses simples aux questions complexes. Il fustige les quarante dernières années qui auraient détruit la France, mettant dans le même sac les idéologies post chrétiennes qui ont baigné la société d'après mai68, Bourdieu, l'immigration et le féminisme. En effet la misogynie maladive de Zemmour est telle que pour lui la féminisation de la société est le symbole de sa décadence et la cause de la faillite éducative. Il va jusqu'à pouvoir écrire: " A partir du moment où la puissance paternelle est abattue par la loi (pilule contraceptive, loi sur le divorce, travail des femmes, égalité financière....puis mariage pour tous), le matriarcat règne. L'égalité devient indifférenciation. Le père n'est plus légitime pour imposer sa loi, il devient une deuxième mère." et je ne vous parle pas de sa réhabilitation du pétainisme ni de son islamophobie obsessionnelle ni encore de son homophobie.

Certes Zemmour fait des constats salutaires qu'on peut souvent partager, certes, il y a un certain panache à réclamer du courage, à constater que notre démocratie est malade de ses politiques. Il est cultivé, il a le sens de la formule mais ses valeurs sont faussées, souvent nauséabondes, ses arguments sont médiocres, ses preuves et ses chiffres démentis. Il ne suffit pas d'agiter la théorie du complot comme seul argument. Le "c'était mieux avant" réactionnaire et idéologiquement nul ne peut s'appliquer dans une société en perpétuel mouvement (souvent du à l'explosion de la science et des technologies totalement ignorées dans le livre et pourtant centrales dans l'évolution de la société), comme s'il niait l'histoire pour un fixisme impossible à tenir.

Zemmour n'est pas un humaniste.

 

#je dis

09.11.14

9 novembre 1989

 

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 Il y a 25 ans, j'en avais 7. Pourtant je me souviens comme si c'était hier de ce 9 novembre. La famille réunie autour de la télévision. Le JT d'antenne 2. Je me souviens de ces images de jeunes, d'une foule invraisemblable célébrant enfin sa liberté.

C'est l'occasion de revoir ce joli film et de ré-écouter Tiersen qui en a composé la BO : Good Bye Lenin

 

 

#jeu10

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27.10.14

Magic Woody...

Magic In The Moonlight Emma Stone Colin Firth

 

Magic in the moon light

 

Alors, il est comment le dernier Woody Allen?

Magique, forcement magique.....

Nous sommes à Berlin où le grand Wei ling soo (Stanley Crawford dans le civil) fait disparaitre un éléphant. Nous allons rester sur scène tandis que Woody Allen déroule son intérêt pour la métaphysique. Oh, pas celle des philosophes malgré quelques références à Nietzsche, seulement celle qui nous tient, existe t'il un ailleurs que le réel et comment vivre avec cette incertitude.

Stanley Crawford, fervent rationaliste, misanthrope et peu aimable," aussi charmant que le typhus" est appelé dans le sud de la France pour dénoncer une jeune médium qui communique avec les esprits et monnaye ses dons divinatoires.

Nous sommes toujours sur scène. La Provence, la Côte d'Azur sont des paysages de cartes postales et les acteurs jouent à merveille leur partition. Nous ressentons cette artificialité mais nous nous y plongeons avec délices tant la photo et la lumière sont belles et les propos pétillants.

C'est un Woody Allen bavard, très bavard où se retrouvent les personnages et les situations qu'il affectionne, le misanthrope bougon, l'ingénue pas si ingénue, les mères extravagantes, la manipulation,  l'humour et les retournements de situation qui montreront que le plus pragmatique n'est pas toujours celui qu'on croie.  Le film est délicieux et le pessimisme de Woody Allen  qui prétend qu'il n'y a que la crédulité qui permette le bonheur, est tempéré par la simplicité de sa conclusion. La seule magie de nos existences, la seule façon de les enchanter, c'est l'amour.

J'ai beaucoup aimé ce film mais je suis une véritable inconditionnelle de l'univers de Woody Allen. Dans mon palmarès, Hannah et ses soeurs, La rose pourpre du Caire, Match point, Alice, Meurtre mystérieux à Manhattan, Crimes et délits, Midnight in Paris, Radiodays et le terrible Intérieurs.

 

 

NB En tous cas, c'est décidé j'arrête de tricoter et je ne m'habille plus qu' à la manière des personnages de Magic in the moon light

 

#je dis

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23.10.14

Haricot, tacot, abricot, gynécot, sciences écot, TRICOT

 

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vhr 

Holst garn super soft coloris topaz  4,5 pelotes, aig 3,5

 

 

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Holst garn samarkand coloris platinium et lapis 5 pelotes aig 3,5

 

 

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 Holst garn supersoft coloris truffle 6 pelotes fil double aig 4,5

 

 

 #je dis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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